Grands prédateurs

Grâce à leur statut de protection et à de meilleures conditions d'habitats, les grands prédateurs (loup, lynx et ours) reviennent en Suisse. Le loup en particulier fait l'objet d'un débat émotionnel en Valais. En tant que biologistes, nous essayons d'objectiver la discussion et d'argumenter sur des faits scientifiques.

C'est l'offre en proies sauvages, cervidés en tête, qui dicte l'installation des loups

Les loups s'installent préférentiellement dans les zones riches en cervidés. Tout juste publiée, une recherche menée en Valais par l'Université de Berne le démontre: ce sont principalement les cerfs, suivis par les chevreuils - soit les proies de prédillection du loup dans nos contrées - qui expliquent l'implantation des meutes dans les Alpes. Les modèles des scientifiques permettent d'anticiper les zones ou des conflits avec ces super prédateurs sont à attendre. 

artice dans fauna.vs info 37/2020

 

NON à la nouvelle loi sur la chasse!

La loi fédérale de 1986 sur la chasse et la protection des mammifères et des oiseaux sauvages repose sur troi piliers: 1) la protection de ces animaux; 2) la réguulation des espèces causant des dommages; 3) l'exploitation de certains oiseaux et mammifères par la chasse. La nouvelle loi soumise au référendum affaiblit le statut légal des espèces proégées. 

article dans fauna.vs info 37/2020

 

Sur la trace de l’ours en Valais: entre histoire et biologie

L’histoire de l’ours en Romandie demeure largement méconnue. Seul son statut en Valais a fait l’objet d’une étude approfondie1. Malgré cela, rumeurs et contre-vérités continuent de circuler, notamment sur la date d’extinction du plantigrade dans le canton. Le point sur les derniers ours du Vieux-Pays.

article dans fauna.vs info 36/2019


La recherche clarifie la question des loups dits «hybrides»

Une étude de l’Université de Lausanne vient de le démontrer: les loups introgressés par des gènes de chien représentent une part infime des loups suisses identifiés pendant 20 ans. fauna•vs a publié un communiqué de presse à ce sujet.

article dans fauna.vs info 35/2019


Le lynx ne se reproduit quasiment pas en Valais

De précédents travaux de recherche menés en Valais par l’Université de Berne avaient déjà mis en évidence la situation dramatique du lynx en Valais. Le canton ne compte en effet que 12 à 20% de l’effectif attendu, soit moins d’une douzaine de lynx indépendants. L’état précaire de cette population se voit confirmé par le nombre de reproductions observées au cours de sept hivers de suivi: seuls quatre, voire cinq cas ont pu être dûment documentés. Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi la densité du lynx en Valais est si basse et les cas de reproduction si rares.

article dans fauna.vs info 34/2018


L’initiative qui veut exterminer les grands prédateurs

Depuis sa fondation, fauna•vs milite pour que la gestion des grands prédateurs soit basée sur des arguments scientifiques. L’initiative cantonale «Pour un canton du Valais sans grand prédateur» ne fera qu’envenimer un peu plus le débat et cristalliser les fronts. On continue en effet de répandre des informations fallacieuses et trompeuses sur les grands prédateurs. fauna•vs reprend donc son bâton de pèlerin pour véhiculer une information factuelle et tenter de contrer cette initiative pernicieuse.

article dans fauna.vs info 33/2018


Aucun loup, bouquetin ou homme moderne d’Europe n’est pure souche!

Les opposants au retour du loup sont toujours à l’affût d’un nouvel angle d’attaque pour tenter de détracter le prédateur. Après le mythe des lâchers clandestins qui a fait long feu, ils prétendent maintenant qu’il n’y a pas de «vrai» loup dans les Alpes: tous seraient le produit d’«hybridations» avec des chiens.

article dans fauna.vs info 33/2018


Entre acceptation humaine et qualité de l’habitat

Des chercheurs de l’université de Zurich ont mené un projet visant à connaître les régions de Suisse propices au loup. Pour ce faire, ils ont élaboré un modèle socio-écologique qui combine l’acceptation humaine de cette espèce et la qualité écologique de l’habitat disponible. Selon les critères socio-écologiques retenus par cette étude, seuls 6% du territoire suisse seraient favorables au loup. Le Valais en serait en grande partie exclu, notamment le Haut- Valais, l’acceptation humaine du loup dans notre canton étant apparemment très faible.

article dans fauna.vs info 32/2017


Initiative «Pour un canton sans grands prédateurs»

Peut-être est-ce effectivement une bonne chose de pouvoir voter sur un tel objet? On saurait en effet si notre peuple valaisan est aussi décalé du reste de la Suisse que l’on veut bien le faire croire, et si l’image que le Valais projette vers l’extérieur correspond à une lecture spécifiquement valaisanne des réalités du monde.

article dans fauna.vs info 31/2017


Densité anormalement faible du lynx en Valais

En 2012, des chercheurs de l’Université de Berne ont lancé un projet sur les fluctuations spatio-temporelles entre les grands carnivores (loup et lynx) et leurs proies (cerf, chamois, chevreuil, etc.) dans les Alpes. L’objectif est de quantifier l’impact numérique réel de cette prédation sur la faune sauvage. Les densités de lynx observées en Valais durant les cinq derniers hivers se sont avérées anormalement basses en comparaison des densités actuelles au sein des autres populations de Suisse et de la situation qui prévalait en Valais dans les années 1980. Les scientifiques poursuivent leurs investigations pour tenter d’en comprendre les raisons. Un braconnage rampant semblerait en être l’origine.

article dans fauna.vs info 30/2016


20 ans de présence du loup en Valais

Parmi les nombreuses célébrations de l’année 2015, il y en a une qui passe presque inaperçue: le 20ème anniversaire de la présence du loup en Valais. Mais, de toute évidence,il n’y a pas de quoi se réjouir, tant du côté des détracteurs que des défenseurs du loup.

article dans fauna.vs info 28/2015

 

 

 

 

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